Librairie Brillat Savarin
1050 IXELLES
1050 IXELLES
31/07/10
Enfin, bien mieux que cela !
N’ayant pas grand chose à relayer sur le site en ce moment (l’été, les livraisons sont pauvres), j’en ai profité pour retrouver de vieux amis perdus de vue, d’une époque où nous avions mis toute notre énergie (et pas mal d’argent) dans un projet de communication et de création audiovisuelle.
Et voici Heyto : sorti de l’école de cinéma de Bordeaux il y a une grosse dizaine d’années, musicien, il a travaillé pour des sociétés de production parisiennes, avant de revenir sur ses terres natales… puis de s’installer à Barcelone.
Voici un très beau film qui vous donnera bien plus envie de choisir la côté Aquitaine pour vos prochains congés que n’importe quel film institutionnel. Enfin si vous aimez les ambiances sauvages et les « poilades » entre amis… Si vous préférez les châteaux avec musique classique en bande son, adressez-vous à l’Office du tourisme de Bordeaux. Pour la première catégorie, à consommer sans modération en plein écran !
(Musique : Lift your skinny fist like Ants de GOS SPEED YOU BLACK EMPEROR)
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Pour voir quelques uns de ses autres films, c’est par ici.
Pour les plus courageux, voici un court métrage de Heyto réalisé en 2000 et produit par UWAGA!, projet fou auquel j’ai participé à l’époque. Auteur, réalisateur, compositeur et interpréte de la Bande Originale : Heyto. Tourné en péllicule à Bordeaux avant qu’elle ne re-devienne une ville carte postale. Anxieux et angoissés, s’abstenir. Pour les autres, attention, ça plane très haut ! (durée : 23mn31)
29/07/10
A lire la Libre Belgique d’aujourd’hui (édition numérique), il y a du bon dans l’actualité fiscale de la région Bruxelles-capitale.
Figurez-vous que cette dernière bénéficierait d’une embellie de 40 millions de ses recettes ! Bonne nouvelle effectivement, quand on constate jour après jour l’état de la capitale européenne, avec ses 20% de chômeurs, ses infrastructures « armageddonesques » (6ème fois dans le quartier en 4 ans), l’insécurité ambiante…etc. En tant qu’habitant et contributeur fiscal, je m’en réjouis !
En tant que jeune indépendant qui aimerait bien me fixer ici par contre, je m’étrangle un peu plus : comme l’explique la gazette, le budget de la région dépend très fortement du dynamisme du marché immobilier. Je prends des raccourcis qui mériteraient d’être amendés, mais autrement dit, plus on spécule, plus les prix montent, plus les droits d’enregistrement augmentent, et plus le grand manitou des finances publiques jubile. La région n’a donc aucun intérêt à encadrer ce marché de façon à le rendre accessible au plus grand nombre. Et c’est là que le bât blesse : les intérêts des uns vont ainsi contre les intérêts des autres et la cohésion sociale n’est plus qu’un vieux concept que l’on re-sort des cartons en période pré-électorale.
Je vois encore un peu plus la possibilité de devenir propriétaire s’éloigner. Et un indépendant qui ne parviendrait pas à devenir propriétaire est condamné à la misère une fois pensionné : 650€ de pension d’un côté, des loyers prohibitifs de l’autre… Sois je m’invente un vieil oncle d’Amérique ou une Bettancourt, soit je me réinvente dans un ailleurs où les choses sont possible.
Je grossis un peu le trait, mais c’est me semble-t-il un peu comme quand on explique au « consommateur » que les délocalisations vont lui permettre d’accroître son pouvoir d’achat, et que l’on oublie qu’en tant que « travailleur » cela va lui mettre la corde au cou… Qu’en tant que parent cela va le rendre « anxieux » pour sa progéniture etc… Cette approche tout à fait schyzo sert peut être les intérêts des uns ou des autres. Pour ce qui me concerne, je ne suis pas consommateur le lundi, travailleur le mardi et parent le mercredi. Je suis tout ça en même temps et tout le temps.
Mais comment peut-on à ce point cloisonner la chose publique ? Ne pas privilégier une approche globale des grands enjeux afin de créer des cercles vertueux ?
Quant à la grande presse, on aimerait qu’elle ne se contente pas de relayer des infos mais qu’elle pose un regard critique afin d’être partie prenante du débat.
Mais comme l’assume le slogan de la Libre, « comprendre, c’est déjà agir ! »… Mouais. A défaut d’agir, cela m’a fait réagir… c’est déjà un début…
29/07/10
Depuis http://www.revuenouvelle.be
Belgique : le grand chantier
Historique. Souvent galvaudé, ce terme s’impose pourtant après le scrutin fédéral du 13juin dernier. Organisées de manière anticipée à la suite de trois années de carrousel institutionnel auquel les libéraux flamands de l’OpenVLD ont mis fin en claquant la porte du gouvernement fédéral le 22avril, les élections législatives ont vu 28% d’électeurs néerlandophones accorder leurs suffrages à la droite nationaliste de la N-VA (Nieuw-Vlaamse Alliantie ou Alliance néoflamande) et 38% d’électeurs francophones plébisciter le PS.
Jamais un parti autonomiste ou communautaire n’avait obtenu de tels scores depuis 1971, lorsque la Volksunie avait obtenu 19% des voix en Flandre, le Rassemblement wallon 21% des voix en Wallonie et le FDF 56% des voix dans l’agglomération bruxelloise. De même, jamais les socialistes francophones n’avaient enregistré un tel succès électoral depuis les 43% de voix obtenues en Wallonie et à Bruxelles lors des législatives de 1987, après que le PS de Guy Spitaels eût capitalisé et fédéré les revendications économiques et régionalistes de francophones à la fois éreintés par septannées d’austérité et désireux de renforcer l’autonomie de la Wallonie et de doter Bruxelles d’institutions régionales propres.
Prix : 10€ – A réserver ici.
28/07/10
Rue89 avait déjà signé des enquêtes qui avaient fait date. Hier, ce sont les désormais fameuses WikiLeaks qui ont fait la Une des quotidiens papier, en imposant un modèle d’information participatif aux poids lourds de la presse.
Mediapart,, qui a pris le risque du modèle payant, s’impose quant à lui (ou à elle) de plus en plus comme un media à part entière, quoi qu’en disent ceux que le site dérange sur l’affaire Woerth / Bettancourt. Face à cette tentative de torpillage bien heureusement contre-productive, Edwy Plenel et son équipe ne baissent pas la garde, bien au contraire. Droit dans leurs bottes, ils multiplient les révélations dérangeantes et les partenariats, s’installant gentiment dans le paysage. Une suggestion cependant, si par hasard Edwy Plenel passait par là, ou M. Olender que je sais très proche de celui-ci : nous voulons l’édition papier de MEDIAPART en Belgique. Et un conseil, tournez-vous pour la distribution vers les sociétés TONDEUR ou IMAPRESS et évitez les AMP (et toc)
Bref, pour ce qui me concerne, je vais m’offrir un abonnement (somme toute très abordable), d’une part parce qu’il y a là une entreprise d’information qui interpelle et joue le rôle de contre-pouvoir que l’on attend des journalistes, et par ailleurs parce qu’il nous appartient, à nous, de soutenir ce type d’initiative.
J’ai découvert aujourd’hui une vidéo de Mediapart qui m’a retourné l’estomac. Cela se passe au bas de la tour BALZAC, à la Courneuve. Des sans papiers se font évacuer. Cela se passe de commentaires.
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27/07/10
Lorsque nous avons décidé de changer de vie, de tenter de nous affranchir de nos milieux professionnels respectifs, nous ne nous attendions pas à ça : un commerce de proximité, ça vous réconcilie avec l’humanité !
Votre quotidien est en prise directe avec un quartier. Plus de cloisonnement, plus de codes… Vous rencontrez le « tout venant », de l’ouvrier communal à l’universitaire, en passant par la mamie du coin ou par le jeune cadre dynamique. Et ça, ça vous donne de l’air !
Même s’il n’est pas simple d’être libraire, nous assumons ce choix parce qu’il est tout simplement humain, fait de rencontres, voire plus si affinités.
Parmi nos voisins et clients, il y a Maurice Olender, historien et directeur d’une collection aux éditions du Seuil. Nous en profitons pour adresser un clin d’oeil à sa compagne Lydia Flem, auteure également, ainsi qu’à la soeur de celui-ci que nous apprécions beaucoup et qui a toujours ce petit mot qui nous encourage !
Pour consulter le site de cette collection, c’est par ici.
Nonfiction.fr donne la parole à Maurice dans un long entretien à lire ci-dessous :
Depuis nonfiction.fr
Il y a vingt ans, en septembre 1989, l’historien Maurice Olender publie au même moment son livre, Les Langues du paradis, et les premiers titres de sa collection « La Librairie du XXe siècle » – devenue au passage du siècle « La Librairie du XXIe siècle », au Seuil.
Les ouvrages réunis forment une véritable « Librairie » tant la diversité des titres couvre tous les champs du savoir : la collection mêle récits et essais, sciences humaines, littérature, et livres politiques, croise toutes les disciplines, parce que c’est le plaisir de comprendre le monde qui l’anime, de plein pied dans le présent. Starobinski, Bonnefoy, Vernant, Farge, Detienne, Tabucchi, Agamben, Wachtel, Perec ou Celan s’y côtoient. Maurice Olender dit vouloir avant tout ouvrir un espace de créativité ; chaque publication est un livre de « demande », fruit d’une rencontre, d’une amitié souvent, entre le directeur de la collection et ses auteurs.
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27/07/10
Depuis rue89.com
Autant savoir maintenant ce que vous lirez plus tard. Voici donc les livres que vous trouverez en librairie, pour certains d’entre vous à votre retour de vacances, à partir du 12 août, date à laquelle s’ouvre la rentrée littéraire 2010.
Mi-juillet, le journaliste littéraire a lu plusieurs dizaines des romans de la rentrée littéraire et a déjà une idée précise de ce qu’elle sera. Il a aussi ses coups de cœur et a engrangé pas mal d’interviews des auteurs de passage. Mi-août, je ferai comme d’habitude un tour d’horizon précis, subjectif mais approfondi, de cette rentrée littéraire 2010, dont voici, déjà, quelques caractéristiques.
Seulement 85 premiers romans
>> 701 romans, contre 659 l’an dernier et 676 en 2008,
>> dont 500 français.
C’est simple : jamais, depuis trente ans, il n’y avait eu autant de parutions entre mi-août et octobre.
Seulement 85 premiers romans, chiffre en baisse cette fois.
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26/07/10
Il sortait il y a quelques temps un livre, « vers la sobriété heureuse », non sans un certain écho. Ce « Gandhi à la française » n’a pas fait le Larzac. Les communautés, ce n’est pas son truc. Les appareils politiques non plus puisqu’il ne s’est pas laissé rattrapé par Europe Ecologie. Il s’est contenté de faire son jardin et d’écrire des livres. Et pourtant il interpelle et exporte son « agro-écologie » partout dans le monde.
Voici trois documents et un livre pour en savoir plus sur cet écolo à l’esprit indépendant qui n’aimerait sans doute pas cette « appellation d’origine contrôlée » cloisonnante.
Un article de rue89, à lire ici.
Un livre : vers la sobriété heureuse, à commander ici.
La revue Alliance avec un DVD qui propose un entretien avec Pierre Rabhi, à réserver ici.
Et une vidéo :
26/07/10
Parfois, il nous arrive d’être heureux de défendre un ouvrage… Celui-ci nous a marqué. Il fait partie de ceux que nous conservons longtemps après que notre droit de retour à l’éditeur soit arrivé à son terme. En fait, nous l’avons toujours en stock. Charles Bricman nous livre ses impressions.
Depuis blog.pickme.be
Pourquoi faudrait-il l’excuse d’une publication récente ou d’une imminente commémoration, bref, d’une actualité quelconque, pour parler d’un livre? C’est réducteur, à la fin. Et ce n’est pas comme ça que fonctionne un lecteur.
Le lecteur, il se fout pas mal de l’actualité. Ou plutôt: l’actualité, c’est la sienne, qui n’est pas forcément celle du monde. Il lit ce qu’il trouve, au moment où ça l’intéresse, et il se peut bien que ce soit un essai retrouvé en rangeant sa bibliothèque, ou un vieux roman découvert chez un bouquiniste. C’est ce qui fait l’importance des vrais libraires comme il en existe heureusement encore, et l’inanité relative de la plupart des rubriques littéraires des journaux, exclusivement scotchées aux nouvelles parutions.
Je me suis laissé aller à faire l’emplette de ce bouquin-ci par intérêt pour la confrontation d’un individu ordinaire avec l’Histoire. Comme il peut arriver à tout le monde. Tenez: en mai 40, mon grand-père a entraîné famille et amis dans l’Exode. Il est allé jusqu’à Poitiers, avec un gros camion américain qui fut réquisitionné pendant quelques jours par l’armée française. Il a obtenu de pouvoir le conduire lui-même mais il n’a jamais raconté ce qu’il avait fait, ni ce qu’il avait vu. Maman se souvient seulement que lorsqu’il est revenu, une nuit, la petite fille de huit ans qu’elle était alors a été fort étonnée de constater qu’un papa, ça pleurait aussi. Puis, en juin, ils sont rentrés. En passant la frontière, bon-papa a paraît-il grommelé qu’il avait bien envie d’accrocher, à l’avant du camion, une pancarte sur laquelle il aurait écrit: « Les couillons reviennent ». Légende familiale…
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26/07/10
Depuis blog.pickme.be
Janne (de la librairie Brillat Savarin) a découvert, je ne sais pas comment, un éditeur parisien. Allia. Les Editions Allia. Je n’en avais jamais entendu parler. Vous non plus, je parie. Il est installé au numéro 16 de la rue Charlemagne, dans le IVe arrondissement, entre la rue de Rivoli et la Seine, à hauteur de l’île Saint Louis. C’est une vieille baraque qui paraît anodine, sauf qu’elle ressemble un peu à un décor du père Hugo, le romancier des Misérables. Au rez-de-chaussée, il y a un bar-restaurant qui propose une cuisine « bistro », Le Framboisy.
Au 14, juste à côté, il y a le Lycée Charlemagne. Celui-là eut pour élèves Gérard de Nerval, Léon Blum, Jules Renard, Théophile Gautier, Honoré de Balzac…
Gautier, Balzac et Nerval sont au catalogue des Editions Allia. Mais avec des titres peu connus. Dont un portrait de Gérard par Théophile. C’est normal: dans l’avertissement qui préface son site web, l’éditeur signale qu’il publie essentiellement des textes qu’aucun éditeur ne souhaite diffuser ou qu’aucun copyright ne protège de l’intérêt du public. « Dans les conditions présentes,explique-t-il, qu’un ouvrage puisse être largement diffusé ne nous a pas paru un critère d’excellence, ni inversement ».
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Janne a découvert, je ne sais pas comment, un éditeur parisien. Allia. Les Editions Allia. Je n’en avais jamais entendu parler. Vous non plus, je parie. Il est installé au numéro 16 de la rue Charlemagne, dans le IVe arrondissement, entre la rue de Rivoli et la Seine, à hauteur de l’île Saint Louis. C’est une vieille baraque qui paraît anodine, sauf qu’elle ressemble un peu à un décor du père Hugo, le romancier des Misérables. Au rez-de-chaussée, il y a un bar-restaurant qui propose une cuisine « bistro », Le Framboisy. Au 14, juste à côté, il y a le Lycée Charlemagne. Celui-là eut pour élèves Gérard de Nerval, Léon Blum, Jules Renard, Théophile Gautier, Honoré de Balzac…
Gautier, Balzac et Nerval sont au catalogue des Editions Allia. Mais avec des titres peu connus. Dont un portrait de Gérard par Théophile. C’est normal: dans l’avertissement qui préface son site web, l’éditeur signale qu’il publie essentiellement des textes qu’aucun éditeur ne souhaite diffuser ou qu’aucun copyright ne protège de l’intérêt du public. « Dans les conditions présentes,explique-t-il, qu’un ouvrage puisse être largement diffusé ne nous a pas paru un critère d’excellence, ni inversement ».
17/07/10
17/07/10
Deuxième étape avec les Pink Floyd, dont l’émission « Pop deux » diffusait le 10 octobre 1970 une répétition à Saint-Tropez, où l’on ne fait que twister, donc. En bonus, parce qu’ils sont sympas à l’INA, un peu de Janis Joplin et de Jimi Hendrix.
Partie 2
16/07/10
« …plus féminin du cerveau que du capiton… »
« S’adresser aux femmes telles qu’elles sont et non pas telles que la société de consommation les rêve. »
« Nous ne nous adressons pas à des consommatrices mais à des êtres sociaux doués d’intelligence et de subjectivité, intéressés par le monde qui les entoure et envieux de passer un bon moment. Nous n’avons pas la prétention de dire aux femmes comment s’habiller ou comment être belles, nous ne sommes pas faiseurs de tendances mais journalistes. Avec Causette, nous souhaitons opérer un retour au réel. »
Greg Lassus-Debat, fondateur
Le site de causette
Pour exiger Causette en Belgique, envoyez leur un mail !
16/07/10
Pourquoi lit-on Madame Bovary ou Da Vinci Code ? À quoi bon se passionner pour des histoires inventées de toutes pièces et pleurer sur le sort de personnages qui n’ont jamais existé ? Le divertissement n’est pas le seul apport de la littérature. Par le détour de la fiction, elle élargit notre expérience et nous offre un autre regard sur le monde et sur nous-mêmes.
Le roman se porte bien. Il s’en vend chaque année en France six fois plus que d’ouvrages de sciences humaines (1), sans compter la florissante littérature de jeunesse. Pourquoi un tel succès ? La réponse n’a rien d’évident. Le roman ne prétend ni à la vérité, ni à l’objectivité. Sa lecture exige un effort de plusieurs heures, plusieurs jours, voire plusieurs semaines. Pour quel résultat, quelle rentabilité ? Que cherche-t-on dans la lecture d’un roman, que l’on ne trouverait ni dans les ouvrages théoriques ou pratiques, ni dans les films, ni dans le flot de divertissements mis à la disposition du consommateur contemporain ?
Voir le sommaire.
Prix Belgique : 7.20€ – A réserver ici.
15/07/10
Comme XXI et MUZE, USBEK & RICA est une revue qui ne ressemble pas à une revue (ce nouveau format a même un petit nom : mook). Comme XXI et comme MUZE, USBEK & RICA ressemble à un livre et ne colle pas à l’actualité brûlante. Comme XXI et MUZE, USBEK & RICA vit sans publicité. C’est Claire Huysegoms qui nous l’a chaudement recommandée lors de son récent passage à la librairie. Et elle avait drôlement raison. Merci pour ça !
Mi-revue, mi-livre ET mi-BD, ce nouveau-né se propose de « raconter le présent et d’explorer le futur ». Voici encore un projet éditorial qui parle du monde en réinventant un genre.
Voici le site de l’éditeur.
Vous pouvez vous faire une idée en feuilletant la revue ici.
Prix Belgique : 17.35€
>> Oui cela peut paraître cher. Vous préférez acheter de la publicité ou du contenu qui émoustille vos papilles !
A réserver ici de toute urgence.
Et la bande annonce :
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14/07/10
Le Consul général de France lui a écrit personnellement. Dans son courrier, il lui explique qu’elle a acquis la nationalité belge le 27 décembre 2007 (ce qui n’est pas le cas… le 27.12.2007,elle est juste née sur le territoire Ucclois), et que par voie de conséquence, en application de l’article 1er de la convention du Conseil de l’Europe du 6 mai 1963 sur la réduction des cas de pluralité de nationalités, elle a perdu la nationalité française.
Fourt ! (traduction gauloise : bah merde alors !)
Je ne vous raconte pas sa tête ! Elle était très intimidée ! Il a fallu lui expliquer ce qu’est une lettre, un consul, ce qu’est 1963, ce qu’est la pluralité, la nationalité… du haut de ses 2 ans et demi, elle m’a regardé et a rétorqué sans sourciller : « Papa, pipi !! ».
Déjà qu’elle est moitié-allemande et moitié française (enfin c’est ce que nous pensions)… et qu’elle vit en Belgique. J’ai essayé de faire preuve de la plus grande pédagogie. Sans résultat. Rien à faire.
La missive républicaine ne s’arrête pas là : le Consul lui explique que depuis le 5 mars 2009, la-dite convention est dénoncée par les deux pays. Autrement dit, elle peut maintenant être et belge, et française (et supposément allemande).
Anna doit donc, si elle souhaite redevenir française (et ça reste à démontrer), réunir tout un livre de recettes de pièces justificatives. Pour re-devenir française, elle doit remuer les ingrédients suivants :
>> 2 pincées de copies intégrales de l’acte de naissance avec indication de filiation
>> des soupçons de justificatifs de la nationalité française avant acquisition de la nationalité belge : problème, elle n’a pas acquis la nationalité Belge… Son livret de famille l’atteste et toutes les démarches ont été effectuées à l’époque. Et même si c’était le cas, la date du 27.12.2007 est la date de sa venue au monde. Elle n’était donc pas française avant. Et trouver des justificatifs de sa supposée nationalité gauloise risque de se révéler pour le moins compliqué.
>> de la poudre d’acte d’acquisition de la nationalité belge : n’étant pas belge, je redoute le pire…
>> je vous passe les détails du gloubiboulga… adressez-vous à Casimir pour plus d’info.
>> un certificat A.O.C. de bonne vie et mœurs : j’ose espérer ne rien découvrir de grave dans son casier judiciaire, du genre vol de sucette à l’épicerie du coin… ou pire, tirage de langue à un représentant de l’ordre !
>> un glaçage de liens culturels, professionnels et économiques avec la France : carte de membre d’une association française, justificatif d’inscription des enfants dans un établissement français (je sais que les gosses sont précoces… mais bon), de propriété d’un bien immobilier ou d’un compte bancaire en France (ça ce serait plutôt une bonne nouvelle, mais je suis perplexe). J’espère qu’une adhésion au club des fans du parc Asterix suffira !
>> …
Là, je dois dire que j’ai laissé tomber. La pauvre petite Anna s’est endormie dans mes bras, assommée par la République. J’ai décidé d’appeler le Consul en prenant une voix fluette de jeune fille. Ce sera plus simple.
A suivre !
14/07/10
Joan Roels passe régulièrement à la librairie. Mais nous n’avions pas encore fait connaissance. Enfin pas vraiment. Mais c’était sans compter sur l’entremetteur Charles Bricman (toujours lui….), qui après avoir improvisé un diner avec Joan et Claire Huysegoms (également jeune journaliste) dans un resto du quartier, se sont invités à la librairie pour papoter…
Joan est un jeune journaliste qui sort de l’école. Enfin pas tout à fait. Avant de sortir de l’école, en curieux qui « n’a pas froid aux yeux », il est passé par la radio, la presse écrite et le petit écran. Et puis il a réalisé son mémoire de fin d’études en Afghanistan. Il nous en a ramené trois reportages, qui seront bientôt projetés.
En résumé :
« Lorsque l’on pense à l’Afghanistan, on pense aux talibans, à la guerre, et à la misère. Ce que l’on ne sait pas, ce que l’on ne voit pas, c’est la vie qui continue son chemin.
Lorsque les talibans ont fui le pays, la reconstruction s’est concentrée sur les médias. De bons médias, une bonne démocratie. Et pourtant, sept ans plus tard, qu’en est-il, malgré les efforts, et malgré l’argent de l’aide internationale?
Au travers de trois histoires, de trois tranches de vie, nous découvrirons les problèmes qu’affrontent les journalistes aujourd’hui, et leurs espoirs.
Dans ces reportages, nous resterons loin des stéréotypes, et nous irons bien au-delà des images habituelles de l’Afghanistan. C’est un triptyque afghan. »
Voici le trailer :
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14/07/10
Depuis http://blog.pickme.be
Monsieur le préformateur,
Cher Elio,
J’espère que vous êtes conscient de la nature et de la portée véritables de la mission qui vous est confiée.
On ne vous demande pas de trouver un accord sur BHV qui satisfasse Flamands et francophones. Dans la configuration actuelle, vous n’y arriveriez pas.
On ne vous demande pas de déterminer quelques compétences fédérales à transférer aux régions ou aux communautés. Ce n’est pas la question.
On ne vous demande pas de faire nommer des bourgmestres dans la périphérie bruxelloise. Cela ne ressortit pas aux compétences fédérales.
On ne vous demande pas d’agrandir le territoire de la région de Bruxelles-Capitale, c’est politiquement exclu.
On ne vous demande pas tout ça.
On vous demande bien plus.
On vous demande, en plus de la constitution d’un gouvernement capable de gérer la boutique au quotidien, dans ces moments difficiles, de repenser à neuf l’organisation politique d’un territoire de 30.000 kilomètres carrés sur lequel vivent 10 millions de personnes, dont vous et moi.
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