Qui de la social-démocratie hollando-dirupienne ou de l’une ou l’autre des droites plus classiques (je ne dis pas « libérale » car comme le...
« On meurt pour des industriels »
Pour le we, je vous propose de revenir sur la première guerre mondiale. Guerre quasi-oubliée (une guerre chasse l’autre comme une info chasse l’autre). Prenons le large vis-à-vis des discours officiels concoctés par les ministères : et si la première guerre mondiale, alors que la menace rouge vibrait partout en Europe, était avant tout une guerre de classe ?
Retour sur la chanson de Craonne, chant révolté des soldats des tranchées, interdite jusqu’en 1974 (!), oubliée, anonyme… que le film Un long dimanche de fiançailles a réhabilité (une récompense a même été proposée pour celui qui donnerait le nom de l’auteur, ce qui ne fut jamais le cas)…et sur les boucheries qui ont vu les classes populaires (ouvriers et paysans) aller au front pendant « que les gros, ceux qu’ont le pognon, ¨[...] ceux pour qui on crève »… restaient à Paris (ou ailleurs).
Chant qui poussa certains à se mutiner… condamnations à mort pour traitrise. Une histoire oubliée, des sacrifiés à réhabiliter. Beaucoup d’émotion, un travail de mémoire tardif qui en dit long…et 4 émissions à écouter et à ré-écouter :
>> Partie 1
>> Partie 2
>> Partie 3
>> Partie 4
Note : toutes les émissions de La-bas si j’y suis commencent pas le répondeur, qui peut paraître à juste titre tout à fait anachronique. Vous pouvez accéder directement à l’émission en cliquant sur les chapitres.
Un site dédié : http://chemindesdames.blogspot.com/
Une autre initiative de clients de la librairie, sur les traces d’un grand père ayant disparu à 21 ans dans la somme. Un gros travail de collecte de documents et d’information, en forme de road-movie dans une mémoire familiale. (http://www.photoethistoire.eu). Ne ratez pas non plus les autres sites d’Anne qui permettent d’aller plus loin : photoblog, le carnet de campagne du soldat Hautin, le camp de concentration dans lequel son père a été interné…
Merci, Alex, de ressortir un sujet si facilement oublié.
Un hommage à Sébastien Japrisot, auteur du livre (prix interallié) dont est tiré le film. Le livre m’a beaucoup plus touché que le film. A lire vraiment…
Luis, je sais que 4 émissions, cela peut faire peur… Je te les recommande néanmoins, à ton rythme… un voyage dans le temps et dans les champs aujourd’hui cultivés d’où remontent sans cesse des armes, des corps… comme pour se rappeler à notre bonne mémoire. L’émission est enregistrée sur place, avec le maire du village, un chouette type assez jeune, passionné par cette histoire locale. De la bonne radio qui prend le temps en somme.