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Quelques jours après la mort de Michel Germaneau, le dernier roman de l’Américain Norman Spinrad est d’une actualité cinglante : « Oussama » accuse autant les islamistes que l’Occident dans le chaos actuel. Interview du grand auteur américain.
Pour de nombreux auteurs de science-fiction, le choc des civilisations, concept formulé par Samuel Huntington à la fin des années 90, a toujours été une chose présente, acquise. C’est bien pour ça que leurs livres sont provocants. C’est aussi le cas de Norman Spinrad.
Avec « Les Solariens » (1969), « Rock Machine » (1987), « Les Années fléaux » (1990), « Bleue comme une orange » (1999), ou encore avec les superbes « Jack Baron et l’éternité » (1969), « Rêves de fer » (1972) ou « Le printemps russe » (1991), l’Américain a provoqué bien des débats. A tel point que ses deux derniers romans ne sont même pas parus aux Etats-Unis, lui qui vit entre New York et Paris. Trop sulfureux.
Comme « Oussama », paru fin mai, mais seulement en France. Un roman de légère anticipation, narré par un garçon embrigadé par les services d’un Califat rétabli, qui réunit toutes les terres d’islam entourant le Moyen-Orient. Et qui s’oppose au Grand Satan américain, tout en acceptant de commercer le pétrole.
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