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La crise politique belge connaît une nouvelle phase d’aggravation : Elio Di Rupo, président du PS francophone et « pré-formateur » gouvernemental désigné par le chef de l’Etat, le roi Albert II, s’est rendu au Palais de Laeken, vendredi 3 septembre dans l’après-midi. Il devait, après sa rencontre avec le roi, s’expliquer devant la presse sur l’échec de sa mission. Celle-ci a buté sur les oppositions, apparemment inconciliables, entre les francophones et les deux principaux partis néerlandophones associés aux négociations en vue de la formation d’une coalition.
M. Di Rupo tentait depuis plusieurs semaines de rapprocher les points de vue sur l’avenir institutionnel de la Belgique. Il a forcé divers compromis et accepté d’importants transferts de compétences aux régions, comme le réclamaient les indépendantistes et les chrétiens démocrates flamands.
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