Qui de la social-démocratie hollando-dirupienne ou de l’une ou l’autre des droites plus classiques (je ne dis pas « libérale » car comme le...
28 janvier 11 - La fracture entre pays émergents et pays en panne de croissance domine les discussions au Forum de Davos. Les nouvelles batailles mondiales mettent aux prises ces deux mondes aux intérêts antagonistes. La franchise des pays émergents contraste avec l’inquiétude et le désarroi de l’Europe et des Etats-Unis.Pierre Veya/Le Temps – A Davos, cette année, le monde n’est plus dominé par la fracture entre pays riches et pays pauvres mais entre ceux qui sont en croissance, optimistes, volontaristes, et ceux qui peinent ou doutent de leur avenir. Les premiers sont en Asie, sous l’ombre des géants chinois et indien, les seconds, les Américains, si sûrs d’eux-mêmes habituellement, sont inquiets, déboussolés souvent, incapables de formuler une vision si chère au président du Forum économique mondial (WEF). Les Européens sont, eux, les spectateurs et n’ont qu’une réponse, reprise en chœur hier par le président français Nicolas Sarkozy : « Jamais, ils ne lâcheront l’euro. » Quelque part, le basculement du monde prédit il y a quelques années déjà à Davos semble être devenu une réalité dans les esprits, même si les chiffres économiques ne le disent pas encore exactement dans les faits. Mais la crise de croissance des vieilles puissances économiques et leur endettement au sortir du cataclysme financier de 2008 ont peut-être durablement inversé les premiers et seconds rôles au sein des maîtres du monde.
Lire la suite